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26.05.23 / Bicentenaire de la naissance de Philibert-Léon Couturier


Philibert-Léon Couturier, Autoportrait, 1895, huile sur toile © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, Le Coq et la perle, avant 1897, huile sur toile © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, Le Séchage du linge, 19e siècle, huile sur toile © musée Vivant Denon
Philibert-Léon Couturier, Poules sur un escalier, ou En attendant la pâtée, 19e siècle, huile sur toile © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, La Pourvoyeuse, 1892, huile sur toile © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, Le Conseil tenu par les rats, 1861, huile sur toile © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, Poules et Coqs, 19e siècle, aquarelle sur papier © musée Vivant Denon
Philibert-Léon Couturier, Pierrot et Pierrette, entre 1850 et 1886, huile sur toile © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, Nature morte, 19e siècle, huile sur toile © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, La Grange, 19e siècle, huile sur bois © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, Les Deux militaires, 19e siècle, huile sur toile © musée Vivant Denon
Philibert-Léon Couturier, Scène de basse-cour, 1876, huile sur toile © musée Vivant Denon - Philip Bernard
Philibert-Léon Couturier, La Lessive, 19e siècle, huile sur toile © musée Vivant Denon

Le 26 mai 2023, nous célébrons les 200 ans de la naissance du peintre Philibert-Léon Couturier. L’occasion de présenter sur ce site la carrière de cet artiste renommé pour ses scènes animalières et de la vie paysanne, ainsi qu’une sélection des œuvres que le musée Vivant Denon conserve.
Philibert-Léon Couturier est né à Chalon-sur-Saône le 26 mai 1823. Après avoir suivi les cours de l’école gratuite de dessin de Chalon-sur-Saône, il intègre à Paris l’atelier du peintre néo-classique François-Édouard Picot.
En 1844, il est reçu à l’École des Beaux-Arts de Paris. En compagnie de ses amis peintres Désiré-François Laugée et Jean-Baptiste Malézieux, il envoie dès les années suivantes ses premières œuvres au Salon, natures mortes et portraits qu’il signe « Philibert Léon Couturier ». Installé à Paris, il fréquente Corot, Millet et les peintres de Barbizon. Il oriente son art vers la représentation du monde rural et la peinture animalière.
Il se sépare de Louise-Gasparine Raulin de Cajoc en 1863, qu’il avait épousée dix ans plus tôt, et s’installe à Saint-Quentin avec Clotilde Malézieux, sœur du peintre Jean-Baptiste Malézieux. Peintre très vite renommé dans la petite ville de Saint-Quentin, il continue de peindre des scènes animalières (basse-cours, fables de La Fontaine) : le grand nombre d’œuvres représentant des volailles lui valent le surnom affectueux de « roi des poulaillers » donné par son ami Théophile Gautier.
Également auteur, il publie une étude sur Corot et Millet en 1875 et, en 1888, Le manuscrit de l’abbé N., un roman philosophique dans lequel il affirme son anticléricalisme.
En 1891, il a eu comme élève particulier le jeune Henri Matisse.
Suite au décès de sa première épouse, il se marie avec Clotilde Malézieux en mars 1901, avant de décéder quelques mois plus tard à Saint-Quentin, le 26 novembre 1901. Dans ses dernières volontés, il exprime le désir de reposer dans sa ville natale de Chalon-sur-Saône. La Ville lui a mis à disposition une concession perpétuelle au cimetière de l’Est et a donné son nom à l’une des plus vieilles rues de la cité où il habitait, juste à côté du musée Vivant Denon.
Le musée Vivant Denon conserve aujourd’hui 31 œuvres de l’artiste, et trois d’entre elles sont actuellement visibles dans les salles d’exposition. Philibert-Léon Couturier a par ailleurs offert au musée un tableau d’Antonin Richard qu’il avait en sa possession, et le musée lui a acheté 11 autres œuvres de sa collection personnelle.
Venez nombreux au musée pour découvrir les trois œuvres exposées !