expositions

Antonin Richard, Philibert-Léon Couturier, Etienne Raffort :
paysagistes chalonnais

09 décembre 2017 ... 08 avril 2018


Étienne RAFFORT [1802-1880], Le jeu de palet ou Palet bressan, 1834, Huile sur toile, 41x65 cm
Antonin RICHARD [1822-1891], Femme épluchant des légumes, Crayon noir sur papier bleu, 46,6x37,7 cm
Étienne RAFFORT [1802-1880], Vue de Chalon-sur-Saône, 1837, Huile sur toile, 132x196 cm
Philibert-Léon COUTURIER [1823-1901], La lessive, Huile sur toile
Philibert-Léon COUTURIER [1823-1901], La Pourvoyeuse, 1892, Huile sur toile, 83x63 cm
Antonin RICHARD [1822-1891], Paysan assis, Crayon noir sur papier noir, mise au carreau à la sanguine, 37,7x28,6 cm

Du Salon à la lumière est un cycle d’expositions autour de la peinture du XIXe siècle dans les collections du musée Denon. Deux accrochages successifs s’attacheront à rendre compte de cette période d’une extraordinaire fécondité artistique et riche en expérimentations picturales.
A travers une quarantaine de toiles, « Le paysage, reflet du renouveau en peinture » témoigne du foisonnement des codes esthétiques : académisme, orientalisme, réalisme, naturalisme… Leur appropriation par des peintres locaux est mise en lumière dans une seconde exposition : « Antonin Richard, Philibert-Léon Couturier, Étienne Raffort : paysagistes chalonnais. »

Du Salon officiel…

Pour le peintre en quête de succès, le Salon représente une des rares, sinon l’unique, opportunité de se faire connaitre, d’exposer ou de vendre ses œuvres. Créé en 1699, il rythme la vie artistique française tout au long du XIXe siècle. Vitrine de l’art officiel, il est le tremplin obligatoire pour tout artiste vivant. Il tient son nom du lieu qui l’accueille chaque année jusqu’en 1850 : le Salon Carré du Louvre.
Une partie de cette exposition propose une sélection d’œuvres issues des collections du musée Denon reçues au Salon. Le choix de leur présentation en « tapisserie » restitue le mode d’accrochage en vigueur à l’époque : les tableaux sont disposés bord à bord, les grands formats en hauteur, les plus petits au niveau du sol.

… à la lumière

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la politique d’expansion européenne, le développement du voyage et les contacts avec le monde arabo-musulman vont stimuler la fascination des artistes pour l’Orient. Les peintres romantiques et néoclassiques s’enthousiasment pour ces paysages et s’en emparent. La beauté naturelle et pittoresque de ces sites d’Algérie et du Proche-Orient où survivent les traces des civilisations antiques va inspirer nombre d’artistes qui cherchent alors à fuir les débuts de l’industrialisation et le développement de la vie urbaine. Face à ces bouleversements, la nature devient pour eux un refuge. Puis la mode s’estompe peu à peu face aux nouveaux courants, réalisme et impressionnisme, dans lesquels on retrouvera pourtant ce même goût de la retranscription de la lumière sur la toile.

A cette même période, on observe une « révolution » en peinture : les sujets historiques sont progressivement délaissés pour faire place à une image sans fard du monde moderne.
Alors que la rapide industrialisation bouleverse la société, l’art rend compte de cette nouvelle réalité : non dénuées de portée politique et de nostalgie, les représentations du monde rural fait de paysans, d’ouvriers et de petits métiers abondent.
L’artiste va chercher à traduire par l’impression et la sensation une vision « vraie » des scènes qui se déroulent devant lui, sortant de l’atelier pour s’imprégner de la lumière et s’attachant à la retranscrire au naturel.
En rupture avec la tradition, l’artiste se fait autodidacte et s’affranchit de la commande. Il exprime sa personnalité sur la toile, est maître de ses propres codes picturaux et de ses sujets. Avec la vérité comme leitmotiv, le monde est dépeint tel que l’œil le perçoit.
Une volonté émerge : «peindre vrai», comme le dira Courbet.


Inauguration
Vendredi 8 décembre 2017
18h-22h
Accès libre

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