collections

ethnologie
de la Saône


Evolution schématique des bateaux de Saône au cours des trois derniers millénaires. D’après Louis Bonnamour.
Relevé de fouille du bateau de type « savoyarde », découvert en Saône à Ouroux-sur-Saône (S.-et-L.), 2e moitié du XVIIe siècle, L. conservée 21 m, l. 8 m.
Maquette du remorqueur à vapeur à roues, nommé "SIRIUS", de la Compagnie Générale de Navigation. L'original a navigué à partir de 1843. Bois, L. 105 cm ; l. 21 cm, Vers 1900, par J. B. Guilhermet
Maquette du remorqueur à vapeur à roues, nommé "L’ETOILE", de la Compagnie Générale de Navigation. L'original a navigué à partir de 1836. Bois, L. 56 cm ; l. 14,5 cm, Vers 1900, par J. B. Guilhermet
Les ouvriers du chantier chalonnais des Mines de Blanzy devant la maquette d’une cadole. En bas, à droite, une viaule, à gauche, un cric. Chaque ouvrier tient en main l’outil représentatif de sa spécialité sur le chantier. 1878, Cliché anonyme, non identifié (droits réservés)
Outils de calfatage : petits burins ou « pique-appes », empognou, marteau à nailler et maillet de calfat. Le calfatage, à l’aide de mousse végétale ou d’étoupe avait pour but de rendre parfaitement étanche les joints entre les planches d’un bateau. L’ensemble était maintenu en place à l’aide d’agrafes métalliques appelées « appes ».
Chantier Martin à Port Rivière, Assemblage d’une bêche de pêche, avec utilisation du cric et de la viaule. Vivier à la partie centrale, compartiments étanches à l’avant et à l’arrière assurant la flottabilité. Vers 1950, Cliché anonyme, non identifié (droits réservés)
Croix de marinier provenant de Port-sur-Saône (Haute-Saône), Bois, H. 830 mm, l. 390 mm
Pointe de gaffe ornée d’un décor gravé sur la douille représentant un bateau à coque arrondie, Fer, L. 245 mm, Le Doubs, Verdun-sur-le-Doubs
Corne de brume et porte-voix ayant appartenu à un marinier
Fanal à pétrole pour signalisation, Métal et verre
Pare-battage, Corde, Diam. env. 350 mm
Crochet de marinier, Fer, L. 430 mm
Ecope, Buis, L. 1,68 m, XIXe-XXe siècle
Scaphandrier s’apprêtant à plonger en Saône, Vers 1950, Photo collection R. Liteau
Chaussures à semelles de plomb appartenant à un équipement de scaphandrier. XXe siècle
Barrage à aiguilles à Gigny-sur-Saône
Poulies d’écluse, Bois
Dragueur à main en action, à Verjux, Début XXe siècle
Godet de drague à main, Fer, XIXe-XXe siècle
Drague à vapeur, Début XXe siècle
Poissons de Saône (Perche, grémille…), Planche extraite de « Ichtyologie » ou histoire naturelle générale et particulière des poissons par Marc Elieser Bloch, Berlin, 1785, Gravure coloriée, L. 300 ; l. 170 mm
Hameçons montés, ligne lestée d’une pierre, Extrait du traité Général des pesches et histoire des poissons, pl. IV, de Duhamel du Monceau, gravure Ransonette, Paris 1769 Papier L. 410 ; l. 270 mm
Panier de pêche, Fer
Petite nasse de braconnage, Bois, Epoque moderne
Bouteille à vairons, Verre soufflé, Epoque moderne
Poids de filets en pierre, Dessin C. Michel
Poids de filets, Pierre
Gabarit officiel, Estampillé par l’Administration des Eaux et Forêts, utilisé pour le contrôle de la maille des filets. Un exemplaire était déposé au greffe de chaque tribunal. Buis, L. 136, l. 39 mm, XIXe siècle
Filets de type verveux
Nasse à écrevisses, Osier, L. 750 mm
Leurre utilisé lors de la chasse au canard, Bois, Début XXe siècle
Leurre utilisé lors de la chasse au canard, Bois et roseau
Appeau, Bois, toile, cuivre, L. 110 mm, XXe siècle
Barrage à aiguilles et bateau loisir

Les collections ethnographiques du musée Denon sont intiment liées à l’archéologie de la Saône. En effet, lors des fouilles subaquatiques, de nombreux bateaux ont été fouillés et ont permis de montrer l’évolution de la batellerie depuis la fin de l’âge du Bronze jusqu’à leur totale disparition au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Ainsi, de nombreux objets utilisés au XXe siècle étaient déjà utilisés bien avant l’Antiquité…

Ces découvertes ont naturellement amené le musée à s’intéresser aux métiers et activités en lien avec la rivière et acquérir ainsi quantité d’objets ethnographiques et documents iconographiques :

Un certain nombre de bateaux (ou seulement leurs plans détaillés), auquel est associé quantité de mobilier en lien avec la construction navale ou l’environnement des mariniers (pointes de gaffe, falots, etc).

Au XIXe siècle, les travaux d’aménagement de la rivière ont donné naissance à de nouveaux métiers (éclusier ou scaphandrier) et à l’utilisation de nouvelles techniques comme celles des dragues à vapeur (qui vont remplacer les dragues à main)

Les loisirs sont également présents par le biais de la pêche mais aussi la chasse à la canardière ou bien encore les joies des régates ou baignades.

Les métiers disparus sont également représentés tels les radeleurs, lavandières, dragueurs à main…

Ainsi, les travaux menés aussi bien en archéologie qu’en ethnographie permettent de mieux comprendre l’évolution des aménagements de la Saône mais également des activités humaines liées à la rivière depuis 3000 ans