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Cabinet d'art graphique


Vincenzo MEUCCI, La Chute de Phaéton, XVIIIe siècle, pierre noire, lavis d'encre brune et rehauts de craie blanche sur papier vergé, 41,3 x 36,7 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Gaetano GANDOLFI, L’Enlèvement de Ganymède, XVIIIe siècle, sanguine et rehauts de craie blanche sur papier vergé, 40 x 27,8 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
ANONYME, Académie d’homme, vers 1720, sanguine sur papier vergé, 50,3 x 39,5 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Jean-Baptiste GREUZE, Étude pour « L’Accordée de village », XVIIIe siècle, pierre noire, sanguine et rehauts de craie blanche sur papier vergé, 51,8 x 32,9 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Jean-Baptiste HILAIRE, Deux Turcs assis, XVIIIe siècle, pierre noire, plume et encre noire sur papier vergé, 22,6 x 15,3 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Guillaume BOICHOT, Réunion de divinités champêtres, vers 1800, crayon noir, plume et lavis d'encre noire et rehauts de gouache blanche sur papier ocre collé en plein sur carton bleu, 28,2 x 45,5 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Louis-Jean DESPREZ, Vue du pillage du mât de la Cocagne à Naples place Largo del Castello (aujourd'hui del Municipio), fin XVIIIe siècle, plume et encre noire, lavis d'aquarelle et encre grise sur papier vergé, 21,6 x 36,4 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Pierre-Gustave FLODING ou Antoine-François HEMERY, La Fidélité surveillante, XVIIIe siècle, sanguine sur papier vergé, 27,2 x 20,6 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Benjamin ZIX, Vivant Denon remettant dans leurs tombeaux les restes du Cid et de Chimène, fin XVIIIe siècle, plume et encre noire, lavis d'encre grise, 17,8 x 14,5 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Antonin RICHARD, Paysan assis, XIXe siècle, crayon noir et sanguine, 37,7 x 28,6 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Antonin RICHARD, Paysan lisant, XIXe siècle, crayon noir sur papier bleu, 48,7 x 32,7 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Antonin RICHARD, Femme épluchant des légumes, XIXe siècle, crayon noir sur papier bleu, 46,5 x 37,5 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Antonin RICHARD, Études de personnages, XIXe siècle, crayon noir, 16,8 x 21,1 cm. © musée Niépce, Sylvain Charles
Jules CHEVRIER, Le Pont de la folie (ou faux lit), 8 juillet 1881, crayon noir sur papier, 12 x 19,2 cm. © musée Denon
Jules CHEVRIER, Ruffey, 8 août 1878, crayon noir sur papier, 11,4 x 18,5 cm. © musée Denon
Jules CHEVRIER, La Chasse aux alouettes, 1868, gravure, 27,3 x 36 cm. © musée Denon
Jules CHEVRIER, Bouquins et rats, 1875, eau-forte, 16,1 x 10,8 cm. © musée Denon
Léon GAMBEY, Études de cavaliers, début XXe siècle, plume et encre noire sur papier, 28,2 x 39 cm. © musée Denon
Léon GAMBEY, Études de personnages, début XXe siècle, plume et encre noire sur papier, 28,2 x 39 cm. © musée Denon
Léon GAMBEY, Dragon à cheval, début XXe siècle, plume et encre noire, aquarelle sur papier, 50,8 x 32,6 cm. © musée Denon
Noël DORVILLE, Le Premier bain de Camille, début XXe siècle, plume et encre noire, aquarelle sur papier, 61,7 x 49,8 cm. © musée Denon
Noël DORVILLE, Camille en commission, début XXe siècle, plume et encre noire, aquarelle sur papier, 53,5 x 50 cm. © musée Denon

Le cabinet d’art graphique du musée comprend, en plus des six cents œuvres dessinées et gravées du fonds Dominique-Vivant Denon, plus de deux mille dessins, gravures ou lithographies. On y retrouve la production d’auteurs locaux tels que Jules Chevrier ou Antonin Richard, ainsi qu’un remarquable ensemble de 77 dessins anciens qui fut présenté au public en 2008 lors de l’exposition « Question de style ».

Les dessins anciens (XVIIe-XVIIIe siècle)

Outre des pièces italiennes de première importance (Caetano Gandolfi, L’enlèvement de Ganymède ; Ludovico Gimignani, La mort de Didon ; Vincenzo Meucci, La chute de Phaéton), le fonds ancien du musée comprend des œuvres de dessinateurs français du XVIIe siècle et XVIII siècle (Jean-Baptiste Greuze, Antoine Félix Boisselier, Claude Louis Chatelet, Jean-Baptiste Hilaire, Benjamin Zix…).. Portraits, paysages, scènes de genre, dessins de voyages, esquisses, scènes mythologiques ou religieuses, ces œuvres à la fois documentaires et narratives illustrent toute une école de paysage essentielle pour comprendre le développement ultérieur du dessin au 19ème siècle

Le dessin d’architecture est quant à lui représenté par un ensemble d’œuvres de Guillaume Boichot, sculpteur né et mort à Chalon-sur-Saône.

Le fonds local du XIXe siècle

La cinquantaine de dessins d’Antonin Richard, peintre chalonnais formé à Barbizon, forme un bel ensemble documentaire sur la paysannerie bourguignonne de l’époque, à mettre en relation avec son œuvre de peintre. Quant à Jules Chevrier, sorte de « Denon local », fondateur du musée, archéologue, peintre formé dans l’atelier de Thomas Couture, mais aussi dessinateur et graveur, il a laissé au musée plus d’une centaine de dessins, cent cinquante estampes ainsi qu’une partie du travail préparatoire (dessins, plaques gravées, tirages) de deux de ses ouvrages : Les Amoureux du livre de François Fertiaux  (1877) et Chalon pittoresque et démoli (1883).

On pourra signaler les dessins et aquarelles de Léon Gambey, illustrateur chalonnais du début du 20ème siècle, ainsi que les caricatures de Noël Dorville, natif de Mercurey.

Le reste du fonds regroupe des estampes provenant de l’Ecole de dessin de Chalon où elles servaient de modèles aux élèves, ainsi que des gravures ou lithographies à mettre en rapport avec la diffusion et la reproduction de l’art qui s’est développée à grande échelle tout au long du XIXème  siècle.